ATARI 520ST

Les Atari ST forment une famille d’ordinateurs personnels conçus par la firme américaine Atari dont le succès commercial a marqué la deuxième moitié des années 1980 et le début des années 1990. Le succès fut autant grand public (Jeux vidéo) que professionnel (Traitement de texte, PAO et surtout MAO).

Le micro-ordinateur Atari ST marque plus particulièrement l’histoire informatique comme la machine ayant permis l’essor de la Musique assistée par ordinateur et la démocratisation de la norme MIDI. En 2010, le magazine spécialisé Sound on Sound le classe dans les 25 produits marquants et responsables des changements de l’enregistrement musical. Cette machine est considérée encore aujourd’hui comme une référence dans le domaine en raison de sa robustesse et de son extrême précision pour le séquençage MIDI.

ST signifie Sixteen/Thirty-two (« seize/trente-deux ») et fait référence à l’architecture mixte 16/32 bits du microprocesseur Motorola 68000 des premiers modèles. On a dit qu’il s’agissait également des initiales de Sam Tramiel, fils de Jack Tramiel, président d’Atari à l’époque.

Lors de sa sortie en 1985, l’Atari ST se positionne en concurrent direct du Macintosh d’Apple commercialisé l’année précédente. Ce nouveau micro-ordinateur doit devenir le nouveau fer de lance d’Atari qui est alors au plus mal à la suite du récent krach du jeu vidéo. La société vient juste d’être rachetée par Jack Tramiel, homme d’affaires très influent à l’époque dans le milieu informatique. Après sa première présentation au public, les différents médias rapportent qu’Atari vient de dévoiler son nouveau Jackintosh.

La presse et les professionnels l’opposent pourtant rapidement à l’Amiga du constructeur Commodore car les deux machines sont commercialisées quasiment en même temps. Cette concurrence allait donner lieu à l’une des plus importantes batailles de la micro-informatique.

Les possesseurs de micros européens étaient alors divisés en deux clans : les utilisateurs d’un ST ou d’un Amiga. Cette concurrence était visible jusqu’aux devantures des revendeurs spécialisés où la bataille entre Atari et Commodore faisait rage.

La configuration des deux machines étant très proche, le duel se jouait sur des détails (l’Amiga proposant des qualités graphiques et sonores plus novatrices pour l’époque et l’Atari ST un micro-processeur légèrement plus rapide, un encombrement plus réduit, des prises MIDI et un tarif plus attractif). Cette concurrence a permis, par exemple, à la scène démo Atari de repousser les limites de la machine pour narguer l’Amiga sur ses points forts.

Le slogan de Jack Tramiel pour l’Atari STF était : « The Power without the Price », la puissance sans le prix.

Devant l’engouement pour la machine, plusieurs jeux vidéo d’un genre nouveau furent développés originellement sur Atari ST tels que (entre autres) Dungeon Master, Le Manoir de Mortevielle, L’Arche du Captain Blood puis plus tard Vroom. Ces titres permirent à la machine de jouir d’une longue durée de vie et de faire jalouser pendant quelque temps les possesseurs d’Amiga.

L’Atari ST a connu également un énorme succès auprès des musiciens grâce aux prises MIDI présentes en configuration standard, ce qui était une grande première pour un ordinateur grand public à cette époque.

Atari a aussi été un sérieux concurrent de la firme Apple avec son micro-ordinateur ST. En 1986, la firme à la pomme s’inquiète de l’arrivée de l’Atari ST qui possède des caractéristiques équivalentes (voire supérieures dans certains cas) au Macintosh et qui ne s’interdit pas non plus de concurrencer directement le secteur de marché de son entrée de gamme: l’Apple II. Quelque temps plus tard, un bidouilleur dénommé Dave Small, commercialise le produit Spectre GCR (en) permettant d’émuler parfaitement un Macintosh avec des performances supérieures à l’original.

Très abordable, fonctionnant avec l’interface graphique GEM, et utilisant des disquettes 3,5″, l’Atari ST a été surnommé le Jackintosh (jeu de mot entre Jack, le prénom de Jack Tramiel et Macintosh) car il se positionnait en concurrent direct du Macintosh.

Ce sont essentiellement le 520 ST, le 1040 ST et dans une moindre mesure le Mega ST qui ont remporté un véritable succès public.

L’Atari ST rencontre rapidement un succès conséquent en Europe dans des pays comme la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et bien d’autres encore. Il obtient aussi un certain succès en Australie ou au Canada. Aux USA, malgré la popularité de la firme nationale Atari, il ne sera étonnamment pas largement diffusé et se limitera à un marché de niche en raison de la forte demande de machines sur les marchés européens. L’Atari ST se limitera alors à seulement 100 000 unités vendues dans ce pays.

Fin 1991, l’Atari ST est le micro-ordinateur le plus vendu en Europe avec une logithèque très étendue.

  • Date de fabrication : 1985
  • Microprocesseur : Motorola 68000 (16-32 bits, fréquence 8 MHz)
  • Système d’exploitation : TOS (version de CP/M 68 Ko)
  • RAM : 512 Ko
  • ROM : 192 Ko
  • Son : synthétiseur à 3 voies + une de bruit
  • Interfaces : RS 232 C, centronics, MIDI, lecteur de disquette, disc dur, cartouche de mémoire morte, 2 prises pour joysticks
  • Unité centrale :  9 500 frs à sa sortie
  • Clavier : Azerty 95 touches mécaniques
  • Affichage :
  • Haute résolution en monochrome : 640 x 400
  • Moyenne résolution en 4 couleurs parmi 512 : 640 x 200
  • Basse résolution en 16 couleurs parmi 512 : 320 x 200 
  • Mémoire de masse : lecteur de disquette 3.5 pouces
  • Son : stéréo

 Pour 9 500 frs, l’ensemble comprenait : l’ordinateur, un moniteur monochrome, un lecteur de disquette 3.5 pouces externe, une souris, quatre logiciels (Basic, Logo, traitement de texte, graphisme).

Sources : Wikipedia & Ordinausaures.fr

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